collaboration recherchée

klavio.net

 

~ bientôt sur vos écrans ~

 

Un système de communication gratuit basé sur
la transparence, la bienveillance et le principe d’émergence
qui donne aux individus des outils
facilitant leurs échanges et associations.

 

~ collaboration recherchée ~

 

« If humans are not required to earn a living to be provided survival needs,
many are going to want to be productive, but not at those tasks
they did not choose to do but were forced to accept in order to earn money.
Instead, humans will spontaneously take upon themselves
those tasks that world society really needs to have done. »

Buckminster Fuller

Malgré le succès relatif de certains, ce début de vingt-et-unième siècle est morose pour beaucoup de gens qui rêvent de mondes et de dynamiques qui leur semblent inaccessibles et qui sont pourtant semblables en description. Nous ne savons rien, bien souvent de nos voisins ni des services que nous pourrions facilement leur rendre ou recevoir d’eux. Nous nous en remettons à un système institutionnel standard très peu inspirant pour des gens qui aspirent à des relations vraies, ou encore à mille et un services de petites annonces cloisonnés.

Et si nous faisions plutôt la lumière sur nos rêves et les besoins des gens qui nous entourent et les considérions dans une vue d’ensemble avec l’attention qui leur est due ? Et si nous tablions sur la transparence plutôt que de la craindre ?

Depuis l’avènement d’Internet, je cogite à comment utiliser cet outil extraordinaire de façon vraiment intéressante. Cela m’a inspiré les projets dont je parle ci-après.

Pour vous donner tout de même une idée de départ, je dirai que j’entrevois dans de tels développements la possibilité d’un renouveau ni plus ni moins que civilisationnel basé sur : la participation individuelle spontanée, la communication d’ordre pratique, l’informatisation transparente, la bienveillance naturelle, le principe d’émergence (l’intelligence et la complexité découlant d’indices dans la cohérence de nos façons de nous exprimer de tous les jours, par exemple), la décentralisation, la construction éclairée et une économie du don et de l’attention portée aux besoins de chaque personne.

Et voici, en ce printemps 2014, que je cherche au moins une personne avec qui collaborer étroitement à la réalisation d’un ou de plusieurs projets plus ou moins avancés pour incarner cette vision et dont il adonne que je suis l’initiateur. (À ma décharge… c’est un peu malgré moi. ^^ Je m’y consacre voyez-vous parce que j’y vois une urgence !) Il y a aussi des aspects ludiques, mais vous me les pardonnerez — l’ère communicationnelle, évidemment, est aussi ludique. ;)

Il s’agit donc de trois projets : 1) celui d’un roman qui raconte la découverte, par des enfants ayant grandi à l’écart du reste du monde, d’une ère communicationnelle nouvellement advenue et d’ailleurs pas encore complètement-complètement advenue… ^^ ; 2) celui d’une bande-dessinée qui illustre au « nous » un court texte (une dissertation du futur) portant sur ladite ère, enfin advenue, cette fois-ci ! =) ; et finalement — en fait, prioritairement —, 3) rendre pleinement opérationnelle une authentique machine à souhaits … dont un prototype est déjà fonctionnel ! Voir démonstrateur ici en logiciel libre depuis mars 2013 (some english text here) :

https://github.com/fredofromstart/The_Mots_Sapiens_Project

J’avais en tête, depuis des années, l’idée d’un outil de communication évolutif et transparent et, ne trouvant personne pour la réaliser, j’ai finalement entrepris de le faire par moi-même, dans une première version-démo qui a été programmée de façon d’avantage primitive qu’optimale, mettons. À l’automne 2012, j’ai donc développé un prototype qui effectivement apparie automatiquement les souhaits qui sont des réponses adéquates les uns aux autres et qui apprend à le faire de mieux en mieux. Le truc réside dans la formulation des souhaits elle-même. Chacun des souhaits mis dans la machine doit en effet être formulé d’une manière bien particulière, c’est-à-dire : de différentes façons (dans différentes langues ou par des phrases synonymes) suivies d’exemples de souhaits qui y seraient des réponses adéquates, exemples eux aussi formulés de différentes manières.

Les offres sont suivies d’un double plus-grand-que (« >> ») et les demandes d’un double plus-petit-que (« << »). Les intérêts à partager ne sont suivis d’aucun signe. Les formulations synonymes sont séparées par des double barres obliques (« // »). Il est suggéré de commencer tous les souhaits par un verbe à l’infinitif qui serait la continuation de la phrase « Je souhaite… » et d’omettre les points à la fin des phrases, mais de séparer plutôt les phrases, s’il y en a plusieurs, par des points-virgules.

L’algorithme compulse les souhaits entiers donnés comme synonymes, trouve des patterns parmi eux, les découpe en morceaux, dont certains sont présumés synonymes et découpés plus finement encore peut-être. C’est ainsi que l’algorithme apprend. Les synonymes atomiques sont ensuite, lors de la mise en correspondance des souhaits, permutés selon toutes les combinaisons possibles et les correspondances trouvées seront communiquées automatiquement à leurs auteurs respectifs ; à eux de se contacter ensuite ou pas. Ainsi, plus on met de souhaits dans la machine (que j’ai appelée la Tramice 721), plus elle est efficace à repérer les souhaits qui se répondent, et ce, de façon complètement émergente : si vous inventez une langue ou juste certains mots et que vous le faites avec cohérence, ça y est, c’est ajouté au vocabulaire (et apparaîtra d’autant plus haut dans la liste que les gens seront nombreux à l’utiliser).

Je pense que l’invention du langage est une chose qui nécessairement doit se faire collectivement et d’une manière qui admette la pluralité des modes d’expression. De grands développements sont d’ailleurs envisageables, à l’aube de cette ère communicationnelle, en ce qui concerne nos façons de communiquer…

J’aimerais donc en priorité, idéalement à Montréal, Québec (où j’habite) — mais la collaboration de partout dans le monde est bien sûr la bienvenue —, que se réunisse une équipe autour du projet de machine à souhaits afin de le mener à bien. Un ami m’offre l’hébergement web et j’ai déjà réservé le nom de domaine klavio.net.

Une plateforme de collaboration multilingue est ébauchée depuis 2011 sur le wiki qui est aussi l’interface d’entrée de données du prototype-démonstrateur :

http://motsapiensproject.wikia.com/wiki/Home

Ce projet a besoin de collaborateurs et de collaboratrices dans différents domaines, mais en tout premier lieu celui de la programmation.

Il s’agit donc : d’améliorer et compléter un script Ruby, le re-designer par objets pour rendre l’algorithme plus compréhensible et en profiter pour le rendre plus robuste, implémenter la reconnaissance de certains mots-clés : ceux faisant état de besoins vitaux (afin de les afficher en premier dans la liste des besoins locaux) ; faciliter l’informatisation de la localisation géographique (pour informer des besoins et souhaits locaux selon les différents rayons d’action des usagers) ; perfectionner le module de détection d’erreurs et d’homonymie pour qu’il désambigüise par lui-même les différents cas ; adjoindre un système de base de données décentralisé (pour l’instant, le démonstrateur gère toutes les données en mémoire seulement — il les affiche aussi à l’écran) ; passer de l’interface wiki, passive, à une boucle d’interaction par courriel entre chaque usager et klavio.net ; donner aux usagers des outils pour influencer selon certains critères l’ordre d’apparition des besoins locaux et des souhaits qui répondent aux leurs dans les échos qu’ils reçoivent. Bien sûr, il y aura à développer le système de sorte à ce qu’il donne bientôt des vues qui nous permettent de tenir compte des ressources et aussi des projets, et sans doute de compter un brin…

Plus tard, il sera question de songer à l’implantation : marketing, relations publiques (travail de rue, camelots), saisie de données, infographie, mise sur pied d’un réseau de confiance qui établisse aussi l’identification des personnes participantes — essentiel pour établir la confiance. Nous pouvons déjà commencer à mettre tout cela sur pied.

L’étape suivante sera de passer au web. Alors il sera question de conception d’interfaces (j’ai des piles de designs). On peut déjà s’y mettre, ou bientôt, sûrement. Mais le bon déroulement de la première phase est crucial et prioritaire et sa mise au point aussi.

SVP faire suivre à qui pourrait être intéressé~e. Une opportunité historique ! (°_˜)

Fred Mir (FB) ~ fredofromstart@gmail.com
cogitateur de l’ère communicationnelle
fredofromstart.wordpress.com

Frédéric Lemire est mon nom de naissance, mais Fred Mir, que j’utilise sur Facebook et ailleurs, est mon nom d’auteur et d’artiste. Frédo pour les intimes. En quelques mots, je me décrirais comme un cogitateur de l’ère communicationnelle (tiens-tiens !^), entêté et sensible, rêveur et pragmatique, philosophe élémentaire, inventeur comme on en trouve dans les romans de science-fiction (dans les miens, en tout cas), romantique tout court, plus souvent qu’à mon tour.

Les clavistes du XXI° siècle

Je pense que l’avenir est aux claviers virtuels et aux écrans projetés (voir : http://www.lesnumeriques.com/sixthsense-devient-open-source-genie-technologique-en-liberte-n23136.html) ou encore aux lunettes-écrans — pas les lunettes-espions à la Google Glass, mais plutôt des lunettes dotées de petites caméras dont la fonction se limiterait à repérer nos mains dans l’espace ainsi que leurs mouvements et à les superposer à cet écran pouvant potentiellement occuper tout notre champ de vision. Je pense que nos vieux écrans et surtout nos claviers physiques et « hautement technologiques » vont bientôt nous paraître bien vieillots ! Je crois qu’il est bien plus avantageux de projeter claviers et écrans sur n’importe quelle surface plate — une planche, un mur, la paume de la main, ou encore directement à l’intérieur de lunettes-interfaces. Ces lunettes pourraient être branchées à de petits ordinateurs de poche comme nous y branchons déjà des écouteurs. (Un développement prometteur en terme de petits ordinateurs : http://www.indiegogo.com/projects/ubuntu-edge.)

Sur ces médias seront affichés, parmi bien d’autres choses, maints claviers virtuels, collections de palettes d’icones personalisables, que nous pourrons faire glisser et pianoter librement, nos mains enfin libérées et leur agilité mise à profit, non seulement pour se faire aller sur des claviers sur mesure pour chaque occasion, mais aussi pour dessiner ou formuler quelque opération par l’intermédiaire de signes gestuels répertoriés. Avec des lunettes-interfaces, non seulement nos mains seront-elles libérées, mais aussi tout notre corps, ni écrans ni claviers physiques ne nous obligeant plus à nous asseoir, à appuyer sur ces foutus boutons dont certains sont grillés parce qu’on y a renversé du thé, etc. Communiquer, créer, jouer ; peindre, écrire, animer ; plonger, naviguer, découvrir ; … combien d’autres choses encore nous seront facilitées par la virtualisation de nos claviers et par l’utilisation d’écrans légers ou low-tech ? Nous pourrons clavioter à l’aise… — dans des hamacs, tiens !

Je cherchais un nom plus catchy pour l’implémentation d’une interface visuelle interactive de mon projet de communication (Voir http://motsapiensproject.wikia.com/wiki/Home — ne manquez pas le premier prototype fonctionnel de machine à souhaits, la Tramice 721, dont vous pouvez télécharger le code source !) et c’est en réfléchissant à tout ça que ça m’est venu.

J’avais réservé iconVerse.info, nom de domaine encore inexploité où je voyais l’implémentation visuelle interactive du projet, avec dictionnaire communicationnel émergent, palettes d’icones-raccourcis et tout et tout. Mais je trouvais le nom un peu trop geeky, trop sophistiqué… On m’a dit que ManyFest sonnait mieux, et j’en ai également réservé le .info. Mais j’étais toujours insatisfait. ManyFest, manifeste, ça sonnait trop … revendicatif, activiste, whatever. Ou trop festif. Bref, un amalgame confus.

Puis j’ai trouvé… klavio. C’est un nom qui met l’accent sur l’outil, sur l’aspect fonctionnel, mais aussi sur les éléments de communication émergents eux-mêmes, sur lesquels, après tout, tout le projet est basé. Ces éléments pourront être vus, et de fait visualisés, comme des clés — ou des touches de clavier — portant chacune un icone ou un caractère… Nous dactylographierons donc bientôt dans les airs ou sur des planches ordinaires, tel est mon avis. Klavio.info me semblait trop statique, alors j’ai opté pour klavio.net, réservé en date du 2 août 2013. Yeah !

Le graphisme montré sur la photo est expérimental, d’autres graphismes sont à l’étude. Et, oui, j’ai bien envie de me lancer dans le design d’interface. Le 2D surtout m’intéresse, et les notations, que je voudrais aussi claires et intuitives que possible de même qu’esthétiquement agréables.

Pour ce qui est de former une équipe autour de ces grands projets, j’attends beaucoup des cycles Mandalab organisés par Communautique (voir http://www.communautique.qc.ca/projets/projets-actifs/vers-un-mandalab/joyau-montrealais.html) car je suis prêt à m’y donner à fond, comme sûrement le seront les autres participants. Connaissez-vous l’esprit de ces nouveaux laboratoires collaboratifs ? Je trouve ça, ma foi, fort stimulant.

À suivre, donc !

Les clavistes du XXI° siècle

Qu’est-ce que le projet Mots Sapiens ?

English version to come.

Avez-vous déjà songé au véritable potentiel de la communication ? Avez-vous seulement commencé à imaginer les innombrables outils que l’internet rend possibles pour réaliser ce potentiel ? Ne croyez-vous pas que le développement d’outils de communication intelligents peut nous aider à retisser par la base le monde que nous voulons, de manière plus fluide, diverse, inclusive et solidaire ?

C’est une avancée dans ce domaine de la communication du 21ème siècle qu’entreprend le projet Mots Sapiens. Celui-ci vise à l’implémentation d’au moins une « machine à souhaits » tout en suivant quelques principes, le principal étant que les participants soient informés, en plus des souhaits qui répondent aux leurs, des besoins qui existent dans leur localité, en mettant les plus urgents en haut de la liste.

L’hypothèse ici est que, dans un système transparent et communicationnellement efficace, les offres auront tendance à s’adapter aux vrais besoins tout en restant fidèles aux souhaits profonds de chaque participant. Remarquons en passant que des souhaits peuvent être des choses très pratiques et concrètes ; on souhaite offrir et obtenir, vivre des expériences, construire, discuter, mettre au point, et cætera, etc.

Un premier prototype de machine à souhaits a été programmé par moi l’automne dernier et est disponible depuis mars 2013 comme logiciel libre (licence MIT) à cette adresse :

https://github.com/fredofromstart/The_Mots_Sapiens_Project

Celui-ci, au moment d’écrire ces lignes, est encore rudimentaire et très perfectible, mais il fonctionne !

En passant, un des souhaits du projet Mots Sapiens est qu’une équipe locale ou virtuelle se forme pour améliorer le prototype et tout le projet.

L’entrée de données se fait pour l’instant sur un wiki dédié au projet :

http://motsapiensproject.wikia.com/wiki/Home

Les participants sont dès à présent invités à télécharger et à exécuter le prototype sur leurs propres ordinateurs. Celui-ci se connectera à l’ensemble des listes de souhaits pour les informer des souhaits qui répondent aux leurs.

Il est à noter que plus il y aura de souhaits sur le wiki, plus le prototype sera capable d’apparier les souhaits avec à-propos. La capacité de traitement peut être limitée par la quantité de mémoire vive dont dispose votre ordinateur.

Tout feedback bienvenu à : fredofromstart@gmail.com

Si des gens plus à jour que moi en informatique veulent entreprendre la réalisation d’une machine à souhaits complète, je serais disposé à les aider.

À l’avènement de l’ère communicationnelle !

in a nutshell

I think that, to make sense, money should be equitably distributed, proportional to time and efforts provided, and otherwise subtractive only (never added), to reflect the usage that is made of ~consumed~ goods and services. Communication, knowledge, information, on the other hand, should be free — and society strong by its own diversity, fluidity, transparency and solidarity. I think that the individual is the key to an emergent system. I think we should try first and foremost to cater to the needs and wishes of everyone — those needs and wishes being intelligently tagged, filtered and displayed on our personal life navigators.

I think that almost everyone is good. Too often dazzled and confused, though.

Interestingly, though, an era of communication, emergence and transparency is at our hands.

And what if « they » (whoever that may be) shut Internet down ? I think we will rebuild it in « three days ». Have you seen or read The Postman ?

By the way, we have seen nothing yet of the possibilities made possible by distributed intelligence and information.

Nifty, nifty tools are ahead ! ^^

Let’s build that era, quick !

Last Fall, I finally coded a functional wish machine prototype !

Here is a copy of the presentation text that I wrote to accompany the prototype, which is now shared under open source license.

What is the Mots Sapiens Project ?


a presentation

Note on the name : in French, « mots » translates as ~words~ (the ending consonants are silent, so « Mots Sapiens » rhymes with « Homo Sapiens »). « Sapiens » means ~wise~… Let’s see if there is any wisdom in the words we use everyday. ^^

Hi there !

This introduction describes the Mots Sapiens Project’s intent and the global approach undertaken at developing it, as of March 2013. At this date, the only software that has been developed for this project consists of a very rudimentary piece of code, an incomplete and rather sketchy Ruby script — called « tramice_721.0.0.1.rb » —, which is nonetheless somewhat functional.

To learn where the project is at, what has been accomplished, what remains yet to be done as well as possible changes to its mission and approach, please read the Journal Entries to come ; please also refer yourself freely to the commented source files tendered on the present repository :

https://github.com/fredofromstart/The_Mots_Sapiens_Project.git

SO, WHAT IS IT ALL ABOUT ?

In two words, The Mots Sapiens Project aims at building a fully functional « wish machine » — at least one, anyway. (Preferably many more !) I called the first prototype « la Tramice 721 » upon a play of words in French which, if you are curious to know, refers to « La Matrice », the French title for « The Matrix » movie. In fact, this Tramice 721 should, if correctly programmed, do precisely the opposite of what the Matrix does in the movie. It should not drain people’s energy and blind them, but rather ~empower~ them ; it should not lure them, but rather give them a comprehensive and practical way to navigate life, with hints about how to build together a comprehensive, fluid, plural, colorful, solidarity — in one word : ~emergent~ — world.  The number 721 was added to differentiate this software from other potential future ones using the same play of words.

In more twisting words now, a wish machine is a software designed to inform wishers of which wishers are wishing wishes that are satisfactory answers to the wishes that are listed in their wish lists. (We are talking about concrete, practical wishes, here, not about some wishy-washy kind of stuff !^)

Users with matching wishes will be informed of one another’s existence and eventually will communicate and meet. In the end, it is up to them whether of not any wishes are granted. ~That’s~ the real magic of the whole concept : ~communicating beings~ are the ones who will propel the whole thing by their needs and perhaps dreams as much as by their responses to one another. The wish machine is, in itself, something like an extension, a development of the faculty of communication ; after language and alphabet and press and the net : a new tool, an ~emergeware~.

This tool does more than organize fixed-in scheduled activities. With operational wish machines around, you simply, day by day, ~as you wish~ indeed, state what you wish for the moment and you will be informed of which other people are presently wishing something that is an appropriate answer to what you wish (of course, people wish to offer as well as to obtain, and maybe even more : ~to share~).

Let us muse for an instant on the idea of a « communicational era » where there are, finally, tools that diverse and variant beings use to optimize their interactions and use of resources, dwelling places, etc. ; where one can literally design one’s environment, within basic do-no-harm principles ; where one can also be able to navigate, as freely as possible, between environments ; where, last but not least, schools and « retreats » provide open paths leading to all environments existing and possible…

As dreamlike as this may sound in the somewhat wrecked and mislead world of 2013, isn’t the idea of a communicational, emergent world an interesting avenue to consider ?

HOW IS A WISH MACHINE EVEN POSSIBLE ?

The approach chosen here takes advantage of the inherent coherence of language and communication. We will simply feed our wish machines wishes written in our common natural languages.

The big and simple idea here is that the wishers are asked to formulate each of their wishes ~in at least two different manners~ (either using different languages or synonyms in the same language), and to append to each of these wishes examples of wishes that would be adequate answers to them, also formulated in multiple manners.

Given that data, a correctly conceived algorithm can find, among gathered synonymous wishes, parts that correspond literally, and assume that the remaining parts are also synonymous. From that first analysis, more subdivisions of the wishes can be found. The algorithm, after having separated the wishes in their constituent parts, can then recombine them so as to correctly find more and more of the wishes that are correct answers to other wishes and to inform their authors accordingly.

For that, the wish machine should also be able to correctly identify these tricky homonyms, and locate erroneous synonyms. That, the first prototype makes an attempt to. Also, in future versions, measures must be taken toward the question of (mis)spelling ! (Maybe via crowdsourcing ?)

THE MOTS SAPIENS FORMAT

In order to reduce the number of ways to express each wish, a « canonical » format is suggested : the Mots Sapiens Format. This format suggests to start with ~an infinitive verb~ that would be the continuation of the sentence « I wish… ». In English, the canonical versions of a wish starts with « to ». Other ways of expressing the wishes are also acceptable.

The format for a wish is this :

a wish, expressed in one way // the same wish, but expressed in a different manner, possibly in a different language // again exactly the same wish, yet formulated in another fashion // etc. << an example of a wish that would answer this one adequately // another way to express that example << a different example of a wish that would be an adequate answer // another way to express that example // etc.

Notes : The period belongs with « the etc. » (which stands for yet another manner of expression), no ending period is necessary for the formulations. Any formulation can be written in any language. Also, if you make the « << » « >> », it becomes to mean that the first wish is an offer you make that would be an adequate answer to the following wishes (all preceded with « >> » instead of « << »). For objects, you may simply write the name of the object in many languages or in many synonymous ways (without the verb) and use either « << » or « >> » after that to indicate if the object is wanted of offered. To indicate that your wish is urgent, simply include the word « urgent », or a synonym in your wish.

If the wish is not followed by either a « << » nor a « >> », the wish machine will assume that the wish is not a demand nor an offer, but an ~interest~ that the wisher is hoping to share with someone who has the same interest.

Each wish so formulated can be followed by a number within parentheses to indicate the minimum number of users whose wishes are a satisfactory answer to it. This could be useful for things requiring a certain number of participants such as teams. ^^

Examples may be seen at : http://motsapiensproject.wikia.com/wiki/Volios

*

It would probably be a good idea, in the future, to ask the users to specify in which ~language~ each wish is written. At this time, the prototype that has been made proceeds without knowing anything about languages. A simple way to include language to the classification of the wishes would be to ask the users to include that specification in their wishes. For example, the format could suggest to prefix each formulation with a version or another of the ISO 639 code for language, immediately followed by a period.

OTHER CONSIDERATIONS

Transparency comes with a downside : it may make the people publishing data somewhat more vulnerable to potentially ill-intentioned entities who could use their very dreams in order to lure them into a trap. But what then ? Should we throw the whole idea of a wish machine into the trashcan just because some may misuse it ? Isn’t transparency supposed to be a guarantee of clarity and security (unless you aim at doing something reprehensible) ?

Actually, ill-intentioned users should think twice before they use such a machine to lure people, because a good wish machine should come with a feedback system where truth wins in the end. For such a feedback security system to be effective, users should specify beforehand on their volios (another name for their wish lists) which user(s) they are going to be working with or meeting. For this system to be effective, ~user inscription~ would have to be implemented in due form, so that the users’ true identities are established. Regardless, users are advised to at least make initial meetings in public areas.

*

Additionally, this kind of er… ~emergeware~ should also take into account each wisher’s : location, range, schedule, itineraries and availabilities — for, obviously, a good wish machine surely assists users with their appointment fixing, doesn’t it ?

*

Obviously, it seems only ethical that a wish machine correctly informs each user of local ~needs~ that exist around her or him, and also (through a feedback system) of the possible ~consequences~ that each of her or his wishes may entail.

*

This approach is interesting because it is entirely emergent, ~evolutive~. No synonym lists need to be pre-loaded, everything comes from the users’ usages of language. Proportionally to its usage, this tool will be literally ~growing~ some intelligence about wishes.

In other words, it is as easy to ~add~ new words to the collected and merged semantical lexicons as to ~use~ them.

You can even invent a new language altogether. It will be treated by the machine exactly as the existing ones, as long as it is coherent.

WHAT’S NEXT ?

Why, a graphical user interface, of course, with all the flourishes that it supposes (again, ~at least~ one, preferably many), in order for the users to be able to visualize the communicational elements (those wish parts the machines will have excerpted) and redact their volios with but a few gestures. That interface should also aptly present the ~echoes~ (the answers) to their wishes. Iconization of the communicational elements will enable interesting shortcuts, for example, we could use semantic icons on the screen, as so many keys to punch or click (like on a virtual keyboard), in order to swiftly express our practical communications.

A graphical interface would indeed be an interesting medium for enshrining a full-fledged multimedia dictionary (proposed name : « the D’ico ») where each communicational element would have its own page listing every way of expressing it. A ~perso~ mode would allow users to see only certain languages and chosen formulations, while the ~cosmo~ mode would display e-ve-ry way of expressing each element. Statistical tools would allow the users to detect, among other things, the new formulations whose usage is rapidly growing. Thus, catchy new formulations could become globally known very quickly. The D’ico, along with the wish machine, could indeed become a very efficient incubator for the evolution of language !

A domain name has been reserved for one or many attempts at that ulterior phase : iconVerse.info.

*

Have you noticed the trend ? Volio, Echo, D’ico, Cosmo, Perso ;)

*

It would be interesting to have many versions of « wish machines » and to have them communicate with each others on an « information net », so as to be able to regularly and mutually update their databases with data the other machines will have gathered. We have to think of a protocol, or a standard, here.

*

Moreover, to have many versions would be good for the evolution of the tool, through the users’ choices of version(s).

WHO ARE WE ?

Well, as of February 2013, there is no team as such. Apparently, I am more an inventor than an entrepreneur, and even more a writer and aspiring philosopher than an inventor. Okay, I programmed that little script, but frankly I would prefer the technical side of this project to be undertaken by more skilled individuals than me, ideally by whole teams. (Note : an emergeware, to work well, needs that ~many~ use it, so a knack for dialoguing with the public is an asset.) I would probably be willing to give a hand to such individuals and teams, but probably remotely, through the net. I presently wish to concentrate my efforts in the writing of a novel that discusses a world based upon — big surprise — a paradigm of communicational emergence. I also have ideas for a comic book that would convey the same message in a more synthetic way.

I don’t know where I’ll settle, but I could locally use some help for sorting out and editing my notes ! I’m presently living in Quebec City, but I’m longing for the countryside.

Fred Mir, March 2013

(My real name is Frédéric Lemire, but I use Fred Mir on Facebook and some other places.)

Please, contact me at fredofromstart@gmail.com

(…)


Please, do download any of the available wish machines versions on this repository and try them out !

To install a Ruby interpreter on your computer, so as to be able to run the script, I recommend this site : http://www.ruby-lang.org/en/downloads/ — I chose the second installation option.

To launch the script, enter « ruby tramice_721.0.0.1.rb » on the command line.

You are of course invited to write your own wish list (or volio) on this wiki devoted to the project : http://motsapiensproject.wikia.com/wiki/Home ; hopefully, there will soon be many other places where to write and update your volio.


MIT License (MIT)

Copyright (c) 2013 Frédéric Lemire

a.k.a. Fred Mir (on Facebook, Google+, and WordPress among other places) email : fredofromstart@gmail.com

Permission is hereby granted, free of charge, to any person obtaining a copy of this software and associated documentation files (the "Software"), to deal in the Software without restriction, including without limitation the rights to use, copy, modify, merge, publish, distribute, sublicense, and/or sell copies of the Software, and to permit persons to whom the Software is furnished to do so, subject to the following conditions:

The above copyright notice and this permission notice shall be included in all copies or substantial portions of the Software.

THE SOFTWARE IS PROVIDED "AS IS", WITHOUT WARRANTY OF ANY KIND, EXPRESS OR IMPLIED, INCLUDING BUT NOT LIMITED TO THE WARRANTIES OF MERCHANTABILITY, FITNESS FOR A PARTICULAR PURPOSE AND NONINFRINGEMENT. IN NO EVENT SHALL THE AUTHORS OR COPYRIGHT HOLDERS BE LIABLE FOR ANY CLAIM, DAMAGES OR OTHER LIABILITY, WHETHER IN AN ACTION OF CONTRACT, TORT OR OTHERWISE, ARISING FROM, OUT OF OR IN CONNECTION WITH THE SOFTWARE OR THE USE OR OTHER DEALINGS IN THE SOFTWARE.

the million thousands circuits

There is still better than stopping Them, and probably more effective : It is to live now as we wish to live someday, when everything will be perfect…

Well… Perfecting. Or perfectly lived.

If we do that collectively and consistently, we will start circulating the million thousands circuits and a new world will thenceforth exist.

They can deal with opposition. They in fact feed from opposition, build bigger fences, justify police state from it, diabolized. Their media dumb the masses.

But they have not seen yet the million thousands circuits. ^^

I guess they fear them, and that’s why they oppose everything that leads to them : transparency, clarity, free time and citizen initiatives for a new world. Let them try to be those who oppose the beautifullest things we can do. Let’s do better than those ~institutions~. Let’s make it live ! Let’s communicate intelligently ^^ ! (See my communication projects at http://fredofromstart.wordpress.com)

A circuit ? It’s simple. 1) Take everything that is important to you. 2) Draw (and redraw at will) a circuit linking all of what you found at step 1. 3) Follow it. Add and subtract, garden, sweetly encounter, enjoy, do your best and take care. 4) Link your circuit with compatible other circuits into collective circuits. 5) Meditate on that and on everything. 6) Nature exists in a changing and returning Time, we must take great care of its many proccesses ; yet there is all eternity for love, joy and even fow pleasure. Just mind the ~Way It All Is~ and be its purest expression.

le tout pour le tout

Ce qui se passe actuellement sur la planète avec le mouvement des « 99 % » dépasse l’acception usuelle et minimale du mot « démocratie », soit la tyrannie du 50 % + 1. En ce moment sur la planète nous entendons à nouveau parler du nous tous. Car oui, hélas, certaines priorités ont été « oubliées », dont celle de n’oublier personne.

Le mouvement des 99 % n’est pas un mouvement « populaire » à proprement parler, c’est un mouvement ~holistique~, ou du moins y tend. Nous voulons que le tout de la vie soit considéré et respecté.

Je crois personnellement que certains appareils minimalement démocratiques (c’est-à-dire fonctionnant au 50 % + 1) peuvent dans certains cas et à certains moments (en cas d’urgence, surtout) servir, mais que nous nous devons dans tous les cas et depuis bien longtemps d’aller bien plus loin que de servir « la majorité », masse molle et influençable, trompable. Je crois que nous devons prendre acte, plus que du 99 %, de la totalité et servir le tout au mieux. Qui est le tout ? Je suis le tout. Tu es le tout. Nous le sommes tous. Aussi, l’air, l’eau, les arbres, tous les êtres. Tout l’être. Chaque partie, chaque sous-ensemble significatif. Les interactions innombrables…

retour à mes amours

Décidément, je dois m’y résigner… et abandonner l’idée de réaliser moi-même le projet iconVerse, dans lequel je me lançais l’automne dernier.

Mais tout n’est pas perdu, l’idée est là, maintenant ! — et tout le monde peut tenter de la réaliser !

J’ai bien essayé d’y arriver, mais au bout du compte quelque chose en moi résiste farouchement à ce que je m’attelle à un projet informatique d’une telle envergure.  C’est comme si mes autres talents me criaient qu’ils allaient devoir être sacrifiés si je persistais à m’aventurer par là — et l’idée de les perdre m’est impensable.  Car de ce côté-là j’ai tout ce qu’il faut.  Tout ce qu’il faut pour décrire la vision qui m’habite, l’illustrer : en mots, en images, et même l’envie, le désir d’y œuvrer fort !  Alors que, de l’autre côté, du côté informatique, j’ai les idées et quelques vieilles notions, mais de là à les programmer de la plus élégante façon selon les techniques les plus récentes … j’ai du retard à rattraper … !  Et j’ai l’impression que cela deviendrait, que je le veuille ou non, mon seul projet !  Au secours !  Non !!  Marche arrière !!!

Je suis objectivement désolé de n’avoir pas réussi à lancer même un prototype rudimentaire d’iconVerse, mais subjectivement… bien soulagé !  Il faut savoir trouver sa place…

Outil de communication qui fonctionne par la seule émergence logique qu’entraînent les requêtes et autres formulations simplement dé-mul-ti-pli-ées de différentes façons.  Super idée à flairer !

Je souhaite tout de même rester au courant des développements informatiques qui ressemblent de près ou de loin à iconVerse, pouvoir ainsi mieux adapter mes descriptions et images aux avancées contemporaines du domaine.  Et, qui sait, influencer des développeurs avec mes propres idées, si elles sont bonnes ^_^.  J’ai en outre quantité de notes et de designs d’interfaces en stock, que je suis prêt à montrer à des équipes qui me seraient sympathiques.

L’ironie, c’est que, après Archipel (que j’avais lancé en 1996), les années passaient et je n’arrivais jamais à synthétiser, à rendre présentable la version suivante, la version radicalement émergente, jusqu’à ce que je réalise que je devais seulement lancer l’idée « pure », sans, comme je le faisais trop complaisamment, entrer profondément dans le spécifique de la programmation ou de l’implémentation — ce que j’ai passé d’heures à brainstormer !! Et c’est alors que ça a débloqué.  Le résultat en a été le premier article de ce blog : idées pour un développement populaire du web sémantique.  Juste l’idée.  Pas une ligne de code, pas une image, zéro design — et même pas de nom pour la chose !  (Et j’en ai une bonne réserve, de noms !^)

À l’automne dernier, j’étais plein d’énergie et j’ai cru que j’avais la force de réaliser iconVerse « on the side ».  L’impatience que ça existe m’habitait.

Si j’avais eu l’idée il y a vingt ans, peut-être bien que j’y serais arrivé — je trippais fort informatique dans ce temps-là !

Je ne lâche donc pas la vision, mais je m’en tiendrai désormais à ma plume et à mes pinceaux.  Et tâcherai de rester bien au courant des développement du web sémantique.

bientôt sur vos écrans, un nouvel outil de communication — iconVerse.info

Non content d’avoir lancé l’idée, je vais aussi tenter de la réaliser.  Je viens d’acheter le nom de domaine iconVerse.info (le nom a été changé depuis pour klavio.net — voir commentaires au bas de cette page) et compte me mettre à tricoter à cette adresse un outil expérimental de communication basé sur la transparence, sur l’émergence d’éléments de communication à partir de souhaits exprimés en langage naturel, sur les actions et interactions individuelles et, enfin, sur le partage d’information entre outils de communication (j’élabore plus loin à propos de ces quatre points).  J’ai déjà parlé dans un précédent article de cette idée d’outil de communication… dont il ne me suffit pas de parler.  Mais j’en parlerai encore, cependant.  Je commence en effet et ici même, par la présente page, une sorte de journal de bord de cette entreprise.

La question de l’économie distributive, pour sa part, bien qu’elle tienne toute entière aussi dans la communication (plus le recours à quelques calculs élémentaires), ne sera pas implémentée dans l’immédiat sur iconVerse.  Trop de questions épineuses se dressent de ce côté, tandis qu’il y a un gros morceau de cette eutopie qui peut être réalisé sur un terrain beaucoup plus accessible : justement la partie « outil de communication convivial », ou la partie « media social » (dans le jargon d’aujourd’hui).  La question économique sera toutefois bien sûr débattue et soigneusement imaginée, conceptualisée et re-débattue, en ce carnet et ailleurs.  Elle en a bien besoin.  iconVerse pourra servir à illustrer, à simuler des scénarios et nous verrons concrètement ce que ce serait que de choisir tel ou tel type d’économie.  Je crois pour ma part que nous nous sentirions tous beaucoup plus libres si un montant de base couvrant au moins le minimum vital individuel nous était automatiquement donné et si le surplus nous venait de nos propres contributions et, hors de tout compte, bien sûr, de nos synergies.

Je décrirai maintenant comment j’entrevois en ce moment bâtir iconVerse.  D’abord l’utilisation en sera totalement gratuite : je trouverai un moyen de financement.  Aussi, je compte construire mon propre système d’organisation de données, que je nomme dès maintenant « tramice 721 » (ce nom affectueux m’a été inspiré par le titre d’un film de science-fiction bien connu ; mais cette fois-ci, c’est nous, les personnes, qui allons utiliser la Machine, héhéhé !). — Si je nomme mon système tramice « 721 », c’est pour laisser à d’autres le plaisir d’appeler « tramice XYZ » leurs propres systèmes ;^)  J’utiliserai aussi la tramice 721 pour m’aider à organiser mes textes et bouts de textes.

Voici, en quelques mots, comment j’entrevois que fonctionnera iconVerse.info :

Chaque personne qui s’inscrit est invitée à écrire des souhaits pratiques dans une liste personnelle affichée publiquement — son Volio — et à écrire chacun de ces souhaits d’au moins deux façons différentes et aussi de suggérer des patterns de réponses possibles.  Le plus on y tramme, le plus la tramice 721 est à même de répondre aux souhaits d’une personne par une sélection appropriée parmi les souhaits d’autres personnes.  Des éléments de communication (visualisables et personnalisables sur une page nommée « le D’ico ») émergent de recoupements logiques faits entre les souhaits et réponses ainsi « démultipliés ».  Ces éléments de communication sont des mots, des patterns de mots, que nous pouvons librement identifier et renommer (entre autres façons, iconographiquement).  Les souhaits d’autres personnes qui, communicationnellement, « répondent » aux nôtres sont affichés suivant nos propres spécifications sur notre page Écho à chacun et à chacune.  L’écriture de requêtes directement en langage iconographique sera possible dans une version ultérieure, mais… commençons par le plus simple !  Les premières étapes d’iconVerse sont, il me semble, assez facilement réalisables et je m’attelle à construire l’espace virtuel où elles pourront prendre place.

petite section quasi-magico-technique (et requête)

En termes techniques, on peut assimiler iconVerse à une expérience de Web sémantique émergent, ou à un réseau de communication intelligent pour les personnes et par les personnes.

Tout le programme de la tramice 721 sera mis en ligne (open source), de même que celui spécifique à iconVerse.  La plateforme de programmation n’est pas encore choisie, cependant.  Et j’aimerais savoir, si possible : en existe-t-il dans le monde du logiciel libre, qui permettent de coder de façon aussi lisible que de l’anglais, un peu comme le font AppleScript ou LiveCode ?  Un aspect cocasse de cette question, c’est qu’iconVerse, à l’usage, deviendra lui-même un genre d’interpréteur de langage naturel (peut-être encore meilleur que ne le sont AppleScript ou LiveCode !) et il est envisageable qu’il soit reprogrammé, un jour, en éléments de communication issus de lui-même, de son usage et interprété par un interpréteur dont il aura permis ou facilité l’émergence.  Ouroboros s’en mordra les doigts de n’y avoir point pensé !

Et si nous prenions comme outil la cohérence même du langage ?

iconVerse.info est pour l’instant en phase pré-initiale ; seul le nom de domaine a été réservé et je suis encore à magasiner serveur et plateforme.  Plus de nouvelles d’iconVerse et de la tramice 721 plus tard sur le carnet que vous lisez présentement.  Bienvenue aux suggestions, propositions d’alliances communicationnelles, etc.

un peu plus à propos de moi

Je me suis mis dans la tête et dans le cœur de communiquer cette vision que j’ai d’une ère communicationnelle.  J’ai entrepris un roman, imaginé une bédé, et finalement décidé de pondre un élément concret de la vision dans le monde de 2010, sur Terre, un élément qui contient en lui-même le germe de la vision : iconVerse.info.

Je tiens à faire un bout solo, façon perso — et puis j’aime programmer —, mais j’ai conscience que l’ère communicationnelle sera un mouvement ou ne sera pas.  Et c’est justement parce que je désire la collaboration que je dois d’abord définir mon propre laboratoire.  J’ai chez moi un tableau noir et j’aime beaucoup, en bonne compagnie, brainstormer.

C’est à suivre, donc.  Ci-dessous, des « principes », dont certains pour le long-terme.

octobre 2010 · Fred Mir ~ fredofromstart@gmail.com

quelques principes d’iconVerse

Tout d’abord, un principe qu’il est très important de connaître si on s’inscrit à iconVerse.  Ce principe est dicté surtout par le fait qu’il facilite d’emblée bien des choses : c’est le principe de transparence.  Au début du moins, dans les premières phases, il faudra assumer que tout ce qui est mis sur iconVerse, mis à part évidemment nos codes secrets d’identification, sera visible à l’univers entier dans la plus totale transparence. ¡ Gardons bien ~cela~ à l’esprit ! Dans une phase ultérieure cependant, il est possible qu’iconVerse permette des options de privautés dans le partage de données.  On pourra faire à iconVerse, s’il nous en vient, des suggestions d’options de privauté, c’est-à-dire de cas où la privauté nous semble souhaitable.  Qui sait, des consensus là-dessus pourraient servir de bases pour établir une certaine invisibilité ou privauté dans le futur sur iconVerse ?  Un insistant discours voulant que nos informations personnelles doivent rester privées a été tenu ces derniers temps, mais la transparence a des avantages : pensons seulement à l’efficience que nous donne un seul cercle de parole avant d’entreprendre une action collective.  Je l’ai vécu à plusieurs reprises aux rassemblements Rainbow, où nous tenons en général au moins deux cercles par jour, et où l’action collective est surtout de vivre ensemble.  Je dois vous dire que nous y arrivons le plus souvent très bien.  D’accord, la transparence donne des outils à qui voudrait nous vendre quelque chose.  Mais sur iconVerse, encore plus même que dans les cercles de paroles, la publicité n’est pas vraiment une menace, puisque l’information est filtrable par chaque usager. De plus, la transparence rend facile l’émergence de ce qui fait consensus.  Il y a, je pense, beaucoup plus d’avantages que d’inconvénients à plonger aujourd’hui dans la transparence.

Deuxième principe (qui est en fait le tout premier) : la façon perso, philosophie qui prend d’emblée comme éléments de base de la construction de la réalité non les structures mais les personnes ; la façon perso implique aussi que nous sommes tous et toutes, par un moyen ou un autre, les moteurs de nos vies et de la réalité partagée.  Ce sont les personnes qui communiqueront, les personnes qui trammeront et programmeront les émergiciels, les personnes qui consulteront les listes émergentes (dont l’ordonnancement ne sera qu’informatif du degré de « nécessité vitale locale », calculé d’après un sondage demandant de placer en ordre décroissant d’urgence les sortes de besoin), ce seront les personnes qui filtreront et changeront l’ordre de présentation des réponses à leurs souhaits, les personnes aussi qui décideront de répondre à tel ou tel besoin ou souhait, de contacter telle ou telle personne, ou d’aller à tel ou tel meeting affinitaire facilité par outil de communication.  Suivant ce principe, la réalité émergera de… nous tous !  Nous n’aurons plus des « sociétés » au sens où certains insectes en ont.  Nous aurons des structures, mais elles émergeront de nos actions, de nos souhaits eux-mêmes !, de nos interactions… elles dureront ce que dureront nos volontés, elles seront évolutives.  La façon perso, loin de prôner un individualisme je-m’en-foutiste, met l’accent sur les besoins et souhaits des personnes.  Un outil façonné façon perso fera en tous les cas qu’aucune personne inscrite ne soit oubliée.  Solidarité !  Solidarité d’écoute et de tentative de communication aussi avec qui a des difficultés à s’exprimer ou s’exprime d’une façon nouvelle, à ce jour peut-être encore… inconnue.  Faisons place à l’émergence de ce que nous souhaitons si fort que notre cœur en brille !

Troisième principe : le principe d’émergence, celui qui se manifeste lorsque les contributions individuelles forment entre elles des structures cohérentes.  Un exemple d’émergence nous sera donné par le lexique émergent d’éléments de communication que contribuera à produire iconVerse : le D’ico.  Lorsque l’on fournit à un programme minimalement intelligent des suites de façons de dire, possiblement en plusieurs langues ou langages, il peut en déduire, par simples recoupements logiques, l’existence de ce que j’appelle des identified constellations of names (ou icons), des sortes d’« objets » qui sont cohérents simplement par la forte cohérence qui existe déjà entre toutes les façons de les dire.  Ces éléments de communication seront, grâce à la règle de base qui demande de formuler une requête (un souhait) en une suite de façons, d’emblée inter-traduisibles de multiples façons en multiples parlers et écrires sur le D’ico.  Nos éléments de communication émergents seront traités comme des entrées d’encyclopédie, entrées où avant tout, avant même les définitions, seront listées les multiples façons de les dire, illustrer, etc.  Pour qui s’intéresse aux langues et aux écritures, ce seront des pages intéressantes à contempler.  L’émergence est un principe qui s’applique à toute la physique, à la vie elle-même, et jusqu’au langage, « tapis magique » enfin reconnu comme tel.  Il y a lieu ici d’aborder avec un nouvel œil toute la question du langage, lequel représente à lui seul un principe à part entière.  Grâce à l’émergence appliquée au langage, une sorte d’universalité objective peut s’installer pour ainsi dire d’elle-même.  Et cette universalité est un fabuleux tremplin non seulement pour l’automatisation intelligente de certains aspects pratiques de la communication, mais pour l’invention langagière elle-même, sous toutes ses formes…  Et nous pouvons inventer en ce domaine à l’infini !  Nuances, sonorités, ortographes, logoglyphes, danses, symboles, notations…  Nous pouvons raconter, philosopher…  Un art aux multiples branches !  Nous pouvons aussi pousser très, très loin (en encore d’autres principes à venir, quant à la forme de l’outil cette fois-ci) l’art de l’interface communicationnelle…

Quatrième principe : le partage de données entre outils de communication ou « portails communicationnels » partageant peu ou prou avec iconVerse est fort souhaitable.  De nouveaux éléments de communication et de nouvelles façons de dire apparaitront constamment de partout à travers le monde et il est important pour pouvoir communiquer au mieux d’avoir partout accès à une collection la plus complète possible de tous ces éléments.  Il nous faudrait un protocole simple entre outils de communication pour nous assurer que chacun d’eux puisse aisément compléter et mettre à jour sa propre collection d’éléments de communication.

un système économique de bon aloi — proposition pour une économie distributive

introduction

Le système économique qui règne actuellement sur la presque totalité de notre belle planète est presque infiniment pervers. Heureusement, cela se sait de plus en plus (voir, entre autres, L’argent dette de Paul Grignon). Mais quelles alternatives y a-t-il à notre disposition ? En fait, de nombreuses avenues s’ouvrent à nous (voir, par exemple, le site RézoPar). Aucune d’entre elles cependant n’est sans poser de problèmes ou de difficultés d’application.

Par exemple, si l’on examine l’alternative la plus répandue, les SELs (systèmes d’échange locaux) ou leurs proches cousins, les JEUx (jardins d’échange universels), on constate que le troc n’exclut pas l’accumulation et, partant, les abus possibles, comme le démontre très bien l’album de Greg, Achille Talon et l’archipel de Sanzunron (si l’on exclut l’ironie finale où la banque est présentée en véritable messie !).

Ainsi, même à l’intérieur de tels systèmes, un artiste attirant les foules pourra, en échange d’une heure de performance, non seulement jouir de son talent et de l’influence que ce dernier lui confère, mais de surcroît obtenir une rétribution multipliée par le nombre de spectateurs attirés. Autre exemple : les propriétaires d’un lac peuvent faire payer les gens qui viennent s’y baigner et ainsi s’enrichir tellement qu’ils deviendront éventuellement en moyens de s’acheter un deuxième lac, puis deux autres, puis quatre, et cætera, et cætera.

Comme Greg, je vois là en germe toutes les disproportions et schèmes de domination que nous connaissons actuellement dans le monde. Il existe en effet une certaine tendance humaine, appelons ça l’avidité ou l’insécurité, à vouloir prendre de l’expansion, à vouloir posséder toujours plus.

Voulons-nous, une fois pour toutes, d’un système qui non seulement permet une expansion personnelle illimitée sur le plan des possessions matérielles (en outre de la terre elle-même) — et donc permet la domination absolue des plus cupides —, mais aussi fait passer cela pour parfaitement légitime ?

Je propose dans le présent article un système inspiré de l’économie distributive. L’économie distributive est un système économique qui a été proposé en France dans les années trente par Jacques Duboin et vulgarisé depuis par sa fille, Marie-Louise Duboin, notamment dans Les affranchis de l’an 2000 et Mais où va l’argent ? Ces livres exposent en détail, respectivement, le fonctionnement de l’économie distributive et les intrications méphistophéliques de l’économie actuelle, ainsi qu’une série de mesures aptes à y remédier. Mme Duboin est également rédactrice en cheffe du journal La grande relève, journal dédié à la diffusion d’informations sur l’économie distributive et qui a vaillamment traversé les décennies, des années trente à aujourd’hui.

L’économie distributive est une économie qui non seulement assure une distribution équitable des ressources, mais aussi limite l’argent à sa fonction d’unité de mesure. Et cette fonction de mesure a bel et bien son utilité, ne serait-ce que moralement, puisqu’elle peut servir entre autres à s’assurer qu’on donne au moins autant qu’on reçoit.

Aujourd’hui, avec l’économie capitaliste, l’argent est plutôt considéré comme un bien qui lui aussi se loue et n’est donc plus la mesure que de l’injustice, pour ne pas dire qu’il est carrément un instrument de la démesure.

Dans l’économie actuelle, les banques prêtent à un certain nombre d’emprunteurs, qui devront par la suite leur remettre cet argent PLUS les intérêts. Donc, comme il leur faudra, au total, remettre à la banque plus qu’elle n’a mis en circulation, tous ne pourront pas rembourser. C’est mathématique. Alors, il y aura des gens qui se tueront à la tâche de payer leurs dettes, il y aura des faillites, de beaux rêves qui tomberont à l’eau sans raison valable, des gens qui seront réduits à demander l’aumône — des perdants, quoi, exploités ou stigmatisés —, et des gagnants, qui leur feront (ou pas) « la charité ». Pourquoi diable nous livrer à un jeu aussi cruel ?! La priorité n’est-elle pas de toute évidence de s’assurer que tous aient à se vêtir, à se loger, à manger et cela solidairement et sans indignité ?

C’est un système taillé à cette fin que je présente ici. Le voici donc.

« La nécessité est la mère de toutes les inventions. » ~ Platon

Comment fonctionne donc l’économie distributive ? En premier lieu, pour une collectivité donnée, on recense quels sont, pour la période à venir (par exemple : le prochain mois ou la prochaine semaine), les besoins et les souhaits collectifs et individuels, y compris les services que les membres de la collectivité souhaitent offrir durant cette même période. On invite les gens à choisir des activités qui correspondent à leurs goûts, talents et inclinations, ce qui est à la base de la logique distributive ; en effet, si chacun aime à accomplir le travail qui est sa contribution concrète à la société, il n’est que normal que chacun reçoive à la base une part égale d’unités à dépenser. Dans ce texte, je supposerai que ces unités sont des « heures ».

On relève ensuite les besoins non comblés par l’offre prévue et on les affiche publiquement, afin que les gens puissent ajuster leurs offres en vue de mieux combler ces besoins. Une option proposée par Marie-Louise Duboin dans Les affranchis est d’offrir un incitatif monétaire à qui accepte de fournir un service nécessaire mais non comblé spontanément.

À noter qu’il y a ici des indices de la santé de la collectivité : si tous les besoins sont comblés du premier coup, sans ajustements, on obtient alors la note parfaite ; si par contre des incitatifs sont nécessaires, on sera d’autant en-dessous de la perfection, mais tout de même dans les limites de la santé collective. Si enfin des besoins restent non comblés, c’est qu’on a alors affaire à autant de problèmes de société.

Après la période d’ajustement, la période comptabilisée commence. On fait la somme des heures de service annoncées, on en retranche ensuite la part destinée aux besoins collectifs (routes, écoles publiques, etc.), puis on distribue équitablement la somme restante dans des comptes individuels. « Équitablement », ici, signifie qu’on donnera aux gens ayant des besoins spéciaux (médicaments, prothèses, etc.) un supplément leur permettant de combler ces besoins sans que leur pouvoir d’achat en soit amoindri.

une solution comme une autre à l’accumulation : la soustraction

En économie distributive, lorsqu’un bien ou un service est acheté, les unités ayant servi à cet achat sont soustraites du compte de l’acheteur, mais ne s’accumulent dans aucun autre compte : on enregistre seulement à quoi ces unités ont servi, qui a fourni le service, la date, ainsi que toute autre information pouvant s’avérer utile. Ainsi, à la fin de la période, on est à même de mesurer le détail de l’activité économique de la collectivité.

Aussi, des conseils de producteurs et de consommateurs ont la possibilité d’informer le système des besoins collectifs et individuels non comblés, de même que de ce qui a été produit en trop ou en trop petite quantité. On peut ainsi se rajuster pour la période suivante. L’économie distributive, par ces ajustements du montant de départ, met en évidence que nous sommes tous ensemble, « dans le même bateau ».

En plus du compte dit « de consommation » où l’accumulation est impossible (puisque même ce qui reste à la fin d’une période est remis à zéro au début de la suivante) — et c’est là ma contribution à l’économie distributive qui ne propose rien de tel dans sa formule originale —, chaque personne dispose aussi d’un compte dit « de rétribution » où les crédits peuvent s’accumuler (selon des taux à définir collectivement), mais uniquement à proportion du temps de service fourni et de l’effort requis pour ce faire (ou de l’indice de « rébarbativité » des services). Ce compte peut servir à acheter des choses coûtant plus que le montant reçu au début d’une période.

Les diplômes ne justifient donc en rien un plus gros salaire. De toute façon, le temps de repos que rend nécessaire la prestation de services pénibles, le temps d’entraînement ou de pratique que nécessitent certaines performances, de même que le temps d’étude et d’apprentissage que demandent certains métiers est compté comme temps fourni. L’enseignement, dans cette économie, est un bien public offert gratuitement. Certaines études particulièrement nécessaires y sont même parfois rétribuées. Le temps passé à « tenir maison » pour autre que soi est également compté.

engagez-vous, qu’y disaient !

Pour qu’un système d’économie distributive fonctionne, il n’est pas absolument nécessaire de demander aux gens aptes à contribuer de s’engager à l’avance à fournir un nombre défini d’heures de service, on peut simplement leur demander d’annoncer qu’ils offrent au moins un type de service (comme c’est d’ailleurs généralement de mise dans les SELs). Pour commencer, on distribue un montant plus ou moins arbitraire aux membres au début de la première période, puis, pour les périodes subséquentes, on révise à la baisse ou à la hausse ce montant de départ en se basant sur la vitalité économique qu’a atteint la collectivité lors de la période précédente.

Cela dit, il existe des domaines vitaux pour lesquels l’engagement peut s’avérer souhaitable ou même nécessaire, par exemple les soins de santé ou la production agricole. Nous pouvons néanmoins débuter avec un système qui ne demande pas d’engagement et examiner cette question plus tard.

Les personnes qui fourniraient, par période, moins d’heures de service que le nombre d’heures distribuées au début de la période ne seraient pas pénalisées. Seulement, le montant de départ pour l’ensemble des membres en serait légèrement amoindri au début de la période suivante.

On pourrait ainsi choisir son train de vie, en travaillant plus ou en travaillant moins, sans que le système ne nous impose de limites inutiles.

l’avenir commence maintenant

Un tel système ne peut fonctionner tel que décrit que si des biens et des services sont offerts dans tous les secteurs d’activité et en assez grande quantité. Les SELs eux aussi restent marginaux tant que tous les secteurs d’activité n’acceptent pas les paiements en heures comptabilisées. En revanche, un système d’économie distributive nous permet d’emblée de tenir compte des projets collectifs et de les planifier ensemble, ce qui nous rapproche de l’objectif de pouvoir bénéficier de tous les secteurs d’activité au sein de nos collectivités. Cela fournit en outre un cadre pour inclure des industries qui décident de passer à ce système — soit volontairement, soit en désespoir de cause, advenant un effondrement de l’économie capitaliste.

Avec un système d’économie distributive, on peut facilement connaître la demande et l’offre à l’avance, via les recensements d’informations précédant les périodes comptabilisées, et ainsi se trouver à même de planifier ensemble nos projets collectifs, ce qui n’est pas le cas avec les SELs. Voici quelques exemples de projets collectifs dont nous pourrions nous doter à court et à moyen termes : distribution gratuite de nourriture, production de bois de construction, écoles et ateliers de toutes sortes, soins de santé, transports, récupération et transformation de meubles, construction de bâtiments collectifs ou d’habitation, etc.

mais… est-ce qu’il ne s’agit pas là d’un système communiste ???

Le système que je propose est-il un système communiste ? Consultons, pour élucider cette question, un extrait de la brève définition du communisme proposée par l’équipe Perspective monde de l’Université de Sherbrooke :

Communisme : terme qui désigne une idéologie de gauche préconisant l’avènement d’une société fondée sur la communauté des biens. On retrouve des formes de communisme chez les Anciens (Platon), chez les penseurs utopistes (More) ou chez les anarchistes (Babeuf, Proudhon, Bakounine), mais c’est surtout avec la diffusion de la pensée de Marx que le communisme est devenu une référence politique (Manifeste du Parti communiste, 1848). Chez ce dernier, le communisme est une phase avancée du développement de l’Histoire. Après le capitalisme devrait survenir le socialisme, puis le communisme.

Dans le socialisme, l’État constitue le maître d’œuvre de l’activité économique et sociale dans la mesure où il est le propriétaire des moyens de production. Dans le communisme, l’État n’existerait cependant plus ; la communauté aurait établi des mécanismes de régulation et d’autodiscipline sans qu’on ait recours à une entité étatique. Selon la doctrine marxiste, le « dépérissement de l’État » constitue le processus même du passage du socialisme au communisme. Au stade du communisme, le principe de distribution des richesses devrait alors être « à chacun selon ses besoins ». Les opposants au communisme qualifient généralement ce projet politique d’irréaliste ou d’utopique. Libéralisme et communisme sont des idéologies diamétralement opposées.

Le terme communisme désigne également le courant politique des partis communistes, autrefois intégrés à la IIIe Internationale créée par Lénine au lendemain de la révolution bolchévique de 1917. Les partis communistes doivent être distingués des partis socialistes.

Le terme communisme renvoie donc à la fois à une idéologie, à un régime politique et à un ensemble de formations politiques. Cet usage multiple du terme est cependant source de plusieurs confusions. Par exemple, aucun des partis communistes n’a prétendu avoir atteint le stade du régime communiste. Ainsi l’URSS, bien que dirigée par un parti communiste, estimait n’avoir atteint que le stade du socialisme ; l’objectif ultime était néanmoins le communisme.

Et si les outils de communication dont nous bénéficions aujourd’hui nous permettaient plus facilement que jamais de réaliser cette eutopie (sic) où « la communauté aurait établi des mécanismes de régulation et d’autodiscipline sans qu’on ait recours à une entité étatique » ??

Il est vrai que le fonctionnement de l’économie distributive ressemble à la définition du communisme véritable — lequel, redisons-le, n’a encore jamais réellement existé, sauf peut-être à très petite échelle. Cependant, l’assimiler aux politiques de Lénine ou de Staline serait évidemment loufoque. Ces prétendus « communistes » ont voulu imposer leur vision de l’ordre et de la justice en prenant le pouvoir et en chargeant l’État d’appliquer cette « vision », avec les conséquences inhumaines que nous connaissons. Je ne crois pas que nous souhaitons encore aujourd’hui souscrire à une telle approche. Je ne propose pas de démanteler les structures existantes, je ne veux rien imposer non plus. Je souhaite seulement proposer de nouvelles façons de faire qui s’ajouteraient à celles qui existent déjà… et les remplaceraient progressivement.

Maintenant, souhaitons-nous qu’un individu ou qu’un groupe d’individus qui possèdent des moyens de production à grande échelle puissent s’enrichir indéfiniment grâce à eux ? Ou bien souhaitons-nous que chacun reçoive plutôt « selon ses besoins » ? Que les besoins primaires soient comblés est certes un objectif intéressant à viser collectivement, mais nous voulons aussi subvenir à davantage que ces besoins primaires. Voulons-nous alors imposer le même train de vie à tout le monde ? Je ne crois pas que cela soit très réaliste. Certains veulent manger au resto tous les jours, d’autres se contentent de moins.

Le système que je propose n’impose pas de plafond strict au train de vie des gens et peut fonctionner sans qu’il soit obligatoire de s’engager à l’avance à fournir des heures de service. Un tel système restreint cependant la capacité de s’enrichir indéfiniment et d’acquérir de plus en plus de pouvoir sur la seule base de nos possessions, qu’il s’agisse de fortunes « héréditaires » ou gagnées à l’aune de notre popularité, ou encore par l’entremise de moyens de production.

la mise en place d’un tel système, ce n’est pas pour demain, n’est-ce pas ?

Ce système est bien entendu plus complexe qu’un système d’échange local classique, mais, tout complexe qu’il soit, il le serait bien moins que celui qui prévaut aujourd’hui, en 2010. De plus, une fois mis en place, il serait relativement simple à utiliser et nous permettrait d’y voir plus clair dans les ramifications de nos dynamiques d’échange — et aussi d’y intervenir individuellement (et d’autant mieux que nous y voyons plus clair) avec de réels effets sur la planification et l’organisation des projets collectifs.

Il y a certes beaucoup de travail à accomplir en ce sens, en particulier au niveau des mentalités, mais l’implantation d’une version simple d’un système tel que celui que je propose serait presque un jeu d’enfant si, d’autre part, le web sémantique prenait son essor et se répandait sur la surface de la planète. J’expose dans un autre article mes idées concernant ce que pourrait être un développement populaire du web sémantique.

En outre, plusieurs aspects restent à élaborer dans l’optique d’un tel système, notamment : la durée d’une période, l’allocation de nos ressources au « bien commun » (si tant est qu’une telle chose existe !), l’organisation et le fonctionnement des conseils de consommateurs et de producteurs, comment au juste évaluer le montant de départ pour les projets collectifs, la place de l’argent traditionnel dans le système, les relations du système distributif avec l’« État » et le fisc ; le problème du logement… J’en oublie sûrement.

en guise de conclusion

Pourquoi conclure ?  Essayons-le !  Nous verrons bien ce que ça donne…

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