Archive for the ‘universalité’ Category

collaboration recherchée

klavio.net

 

~ bientôt sur vos écrans ~

 

Un système de communication gratuit basé sur
la transparence, la bienveillance et le principe d’émergence
qui donne aux individus des outils
facilitant leurs échanges et associations.

 

~ collaboration recherchée ~

 

« If humans are not required to earn a living to be provided survival needs,
many are going to want to be productive, but not at those tasks
they did not choose to do but were forced to accept in order to earn money.
Instead, humans will spontaneously take upon themselves
those tasks that world society really needs to have done. »

Buckminster Fuller

Malgré le succès relatif de certains, ce début de vingt-et-unième siècle est morose pour beaucoup de gens qui rêvent de mondes et de dynamiques qui leur semblent inaccessibles et qui sont pourtant semblables en description. Nous ne savons rien, bien souvent de nos voisins ni des services que nous pourrions facilement leur rendre ou recevoir d’eux. Nous nous en remettons à un système institutionnel standard très peu inspirant pour des gens qui aspirent à des relations vraies, ou encore à mille et un services de petites annonces cloisonnés.

Et si nous faisions plutôt la lumière sur nos rêves et les besoins des gens qui nous entourent et les considérions dans une vue d’ensemble avec l’attention qui leur est due ? Et si nous tablions sur la transparence plutôt que de la craindre ?

Depuis l’avènement d’Internet, je cogite à comment utiliser cet outil extraordinaire de façon vraiment intéressante. Cela m’a inspiré les projets dont je parle ci-après.

Pour vous donner tout de même une idée de départ, je dirai que j’entrevois dans de tels développements la possibilité d’un renouveau ni plus ni moins que civilisationnel basé sur : la participation individuelle spontanée, la communication d’ordre pratique, l’informatisation transparente, la bienveillance naturelle, le principe d’émergence (l’intelligence et la complexité découlant d’indices dans la cohérence de nos façons de nous exprimer de tous les jours, par exemple), la décentralisation, la construction éclairée et une économie du don et de l’attention portée aux besoins de chaque personne.

Et voici, en ce printemps 2014, que je cherche au moins une personne avec qui collaborer étroitement à la réalisation d’un ou de plusieurs projets plus ou moins avancés pour incarner cette vision et dont il adonne que je suis l’initiateur. (À ma décharge… c’est un peu malgré moi. ^^ Je m’y consacre voyez-vous parce que j’y vois une urgence !) Il y a aussi des aspects ludiques, mais vous me les pardonnerez — l’ère communicationnelle, évidemment, est aussi ludique. 😉

Il s’agit donc de trois projets : 1) celui d’un roman qui raconte la découverte, par des enfants ayant grandi à l’écart du reste du monde, d’une ère communicationnelle nouvellement advenue et d’ailleurs pas encore complètement-complètement advenue… ^^ ; 2) celui d’une bande-dessinée qui illustre au « nous » un court texte (une dissertation du futur) portant sur ladite ère, enfin advenue, cette fois-ci ! =) ; et finalement — en fait, prioritairement —, 3) rendre pleinement opérationnelle une authentique machine à souhaits … dont un prototype est déjà fonctionnel ! Voir démonstrateur ici en logiciel libre depuis mars 2013 (some english text here) :

https://github.com/fredofromstart/The_Mots_Sapiens_Project

J’avais en tête, depuis des années, l’idée d’un outil de communication évolutif et transparent et, ne trouvant personne pour la réaliser, j’ai finalement entrepris de le faire par moi-même, dans une première version-démo qui a été programmée de façon d’avantage primitive qu’optimale, mettons. À l’automne 2012, j’ai donc développé un prototype qui effectivement apparie automatiquement les souhaits qui sont des réponses adéquates les uns aux autres et qui apprend à le faire de mieux en mieux. Le truc réside dans la formulation des souhaits elle-même. Chacun des souhaits mis dans la machine doit en effet être formulé d’une manière bien particulière, c’est-à-dire : de différentes façons (dans différentes langues ou par des phrases synonymes) suivies d’exemples de souhaits qui y seraient des réponses adéquates, exemples eux aussi formulés de différentes manières.

Les offres sont suivies d’un double plus-grand-que (« >> ») et les demandes d’un double plus-petit-que (« << »). Les intérêts à partager ne sont suivis d’aucun signe. Les formulations synonymes sont séparées par des double barres obliques (« // »). Il est suggéré de commencer tous les souhaits par un verbe à l’infinitif qui serait la continuation de la phrase « Je souhaite… » et d’omettre les points à la fin des phrases, mais de séparer plutôt les phrases, s’il y en a plusieurs, par des points-virgules.

L’algorithme compulse les souhaits entiers donnés comme synonymes, trouve des patterns parmi eux, les découpe en morceaux, dont certains sont présumés synonymes et découpés plus finement encore peut-être. C’est ainsi que l’algorithme apprend. Les synonymes atomiques sont ensuite, lors de la mise en correspondance des souhaits, permutés selon toutes les combinaisons possibles et les correspondances trouvées seront communiquées automatiquement à leurs auteurs respectifs ; à eux de se contacter ensuite ou pas. Ainsi, plus on met de souhaits dans la machine (que j’ai appelée la Tramice 721), plus elle est efficace à repérer les souhaits qui se répondent, et ce, de façon complètement émergente : si vous inventez une langue ou juste certains mots et que vous le faites avec cohérence, ça y est, c’est ajouté au vocabulaire (et apparaîtra d’autant plus haut dans la liste que les gens seront nombreux à l’utiliser).

Je pense que l’invention du langage est une chose qui nécessairement doit se faire collectivement et d’une manière qui admette la pluralité des modes d’expression. De grands développements sont d’ailleurs envisageables, à l’aube de cette ère communicationnelle, en ce qui concerne nos façons de communiquer…

J’aimerais donc en priorité, idéalement à Montréal, Québec (où j’habite) — mais la collaboration de partout dans le monde est bien sûr la bienvenue —, que se réunisse une équipe autour du projet de machine à souhaits afin de le mener à bien. Un ami m’offre l’hébergement web et j’ai déjà réservé le nom de domaine klavio.net.

Une plateforme de collaboration multilingue est ébauchée depuis 2011 sur le wiki qui est aussi l’interface d’entrée de données du prototype-démonstrateur :

http://motsapiensproject.wikia.com/wiki/Home

Ce projet a besoin de collaborateurs et de collaboratrices dans différents domaines, mais en tout premier lieu celui de la programmation.

Il s’agit donc : d’améliorer et compléter un script Ruby, le re-designer par objets pour rendre l’algorithme plus compréhensible et en profiter pour le rendre plus robuste, implémenter la reconnaissance de certains mots-clés : ceux faisant état de besoins vitaux (afin de les afficher en premier dans la liste des besoins locaux) ; faciliter l’informatisation de la localisation géographique (pour informer des besoins et souhaits locaux selon les différents rayons d’action des usagers) ; perfectionner le module de détection d’erreurs et d’homonymie pour qu’il désambigüise par lui-même les différents cas ; adjoindre un système de base de données décentralisé (pour l’instant, le démonstrateur gère toutes les données en mémoire seulement — il les affiche aussi à l’écran) ; passer de l’interface wiki, passive, à une boucle d’interaction par courriel entre chaque usager et klavio.net ; donner aux usagers des outils pour influencer selon certains critères l’ordre d’apparition des besoins locaux et des souhaits qui répondent aux leurs dans les échos qu’ils reçoivent. Bien sûr, il y aura à développer le système de sorte à ce qu’il donne bientôt des vues qui nous permettent de tenir compte des ressources et aussi des projets, et sans doute de compter un brin…

Plus tard, il sera question de songer à l’implantation : marketing, relations publiques (travail de rue, camelots), saisie de données, infographie, mise sur pied d’un réseau de confiance qui établisse aussi l’identification des personnes participantes — essentiel pour établir la confiance. Nous pouvons déjà commencer à mettre tout cela sur pied.

L’étape suivante sera de passer au web. Alors il sera question de conception d’interfaces (j’ai des piles de designs). On peut déjà s’y mettre, ou bientôt, sûrement. Mais le bon déroulement de la première phase est crucial et prioritaire et sa mise au point aussi.

SVP faire suivre à qui pourrait être intéressé~e. Une opportunité historique ! (°_˜)

Fred Mir (FB) ~ fredofromstart@gmail.com
cogitateur de l’ère communicationnelle
fredofromstart.wordpress.com

Frédéric Lemire est mon nom de naissance, mais Fred Mir, que j’utilise sur Facebook et ailleurs, est mon nom d’auteur et d’artiste. Frédo pour les intimes. En quelques mots, je me décrirais comme un cogitateur de l’ère communicationnelle (tiens-tiens !^), entêté et sensible, rêveur et pragmatique, philosophe élémentaire, inventeur comme on en trouve dans les romans de science-fiction (dans les miens, en tout cas), romantique tout court, plus souvent qu’à mon tour.

idées pour un développement populaire du web sémantique

English version

Les principes d’émergence et d’intelligence collective ont démontré à plusieurs reprises — et parfois avec brio — leur capacité de porter des fruits intéressants sur la toile (Wikipédia, del.icio.us, Digg, Flickr et bien d’autres).  Maintenant, cela a peut-être bien déjà été proposé ailleurs — l’idée étant presque palpable dans l’air —, mais… il me semble que ce genre d’approche est tout à fait applicable au domaine du web sémantique.

Le web sémantique, annoncé depuis longtemps déjà, tarde à faire son apparition dans nos pratiques.  Tim Berners-Lee a lancé le terme en 2001 mais l’idée était là bien avant — dans le Guide du routard galactique de Douglas Adams, par exemple.  Je crois pour ma part que le web sémantique doit être émergent, doit être une construction collective afin qu’il ait les qualités requises pour entrer dans nos pratiques de communication.  Autrement, il ne serait encore que « des services qui se parlent entre eux ».

On constate que les microsyntaxes sur Twitter et compagnie ont un certain succès, voire un succès certain.  Elles sont de la sémantique à coup sûr.  Des utilisateurs sont prêts.  Que dis-je ?  Sans même considérer l’utilisation de petits symboles pratiques pour communiquer via certains médias sociaux (les hashags, slashtags, etc.), tous les êtres communicants de bonne volonté font de la sémantique — ou essaient.

Or, il m’apparaît que le web sémantique pourrait très bien émerger de nos pratiques de communication elles-mêmes.  Vous vous rappelez ce conte où il faut répéter trois fois le nom du génie pour qu’il sorte de la bague ?  Ça serait un peu la même chose…

Imaginez que vous aimeriez, je ne sais pas… une table en fer forgé pour votre jardin, rencontrer l’âme sœur, informer qui cela pourrait bien intéresser que vous allez jeudi de Montréal à Québec en voiture et qu’il vous reste de la place pour deux personnes…

un tableau de bord pour nos communications

Tout d’abord, je crois pertinent, à l’ère de la télécommunication intelligente, de se doter d’une sorte de tableau de bord personnel.  Tout pourrait partir de là — et y revenir.  Sur ce tableau de bord, vous pourriez faire, suivant le présent exemple, une entrée distincte pour chacune des choses souhaitées, entrée où le souhait en question serait formulé d’au moins deux façons différentes (par exemple, dans une autre langue) — davantage de façons si possible, histoire de donner un petit coup de pouce supplémentaire au phénomène d’émergence.  (Voyez-vous déjà pourquoi ?  Non ?  Continuez de lire…)

Pour l’aider encore plus en réduisant la quantité de formulations possibles à un sous-ensemble pratique, on pourrait faire comme si chaque formulation était précédée par « Je souhaite » (ou l’équivalent) et on continuerait, pour chaque formulation, par un verbe à l’infinitif, possiblement pronominal.

Cela donnerait, par exemple :

  • acquérir une table de jardin en fer forgé // avoir une table en fer forgé pour mon jardin // me greiller d’une table en fer forgé ; c’est pour mon jardin // get a wrought-iron table for my garden

Notes : « souhaiter acquérir » et « souhaiter avoir » ne sont pas strictement équivalents, mais, communicationnellement parlant, ils signifient tous deux une demande.  La double barre oblique sert évidemment de séparateur.  Pour simplifier, on laisse tomber les points de fin de phrase (« . ») et on utilise plutôt le « ; » pour séparer, si désiré, les formulations en plusieurs phrases.  Aussi, cela aiderait le processus d’émergence que chacune des formulations corresponde morceau à morceau avec les autres formulations données comme équivalentes.  Les morceaux d’une formulation donnée peuvent être constitués de parties non-contigües à l’intérieur de cette même formulation.

Le tableau de bord est utile entre autres parce qu’il vous permet de voir d’un seul coup d’œil l’ensemble de vos souhaits et de vous assurer régulièrement qu’ils sont encore d’actualité.  Ainsi, en ajoutant ou retirant des souhaits, il serait possible de naviguer avec assurance… communicationnellement parlant, bien entendu.

À partir d’un usage répandu de ce format simple il serait possible de faire émerger, grâce à des algorithmes que je me plais à nommer émergiciels, un répertoire sémantique qui comprendrait de plus en plus de nos formulations.

Pour bien aborder l’univers, utilisons bien l’universel.  Il est là, sous la surface des ruisseaux de nos voix et signaux, le voyez-vous qui scintille et miroite ?

un répertoire sémantique émergent

Les algorithmes, les émergiciels en question devraient se faire éventuellement très astucieux pour deviner correctement la correspondance entre certaines parties de texte, mais tout un tas de telles correspondances pourraient être devinées par des algorithmes pas si compliqués.  Et du plus simple on peut aller progressivement jusqu’au plus subtil.  Ça serait une œuvre en construction permanente qui grandirait et se transformerait.  L’acquis n’y serait jamais perdu.

Donc, dans la mesure où les formulations données comme équivalentes le seraient vraiment (et on peut le vérifier en demandant aux usagers de confirmer ou d’infirmer que telle ou telle formulation est bien équivalente à ce qu’ils veulent dire), des algorithmes relativement simples pourraient repérer les cooccurrences et inférer à partir de là, un peu comme dans le jeu Master Mind, ce qui, dans une formulation donnée, correspond à quoi dans une autre formulation.

Ces éléments de formulation repérés comme communicationnellement équivalents formeraient entre eux des chaînes, dont les maillons seraient eux aussi éventuellement confirmés comme équivalents ; ces chaînes se cristalliseraient donc en petits réseaux fortement interreliés, chacun comme une petite constellation très distincte des autres constellations.  Chaque constellation correspondrait à un élément de communication, un concept, comme « partager » ou « mouton ».  De nos communications, pourrait ainsi émerger un grand répertoire d’éléments communicationnels.

Dans ce répertoire, comme dans un dictionnaire ou une encyclopédie, il y aurait une entrée distincte pour chaque concept.  Il y aurait le concept d’arbre, le concept d’arbre à fruits, le concept de pommier, de voyage, de mouton, etc.  Ce serait comme une encyclopédie multilingue (éventuellement multimédia) qui pourrait aller jusqu’à se passer de définitions (quoique les définitions aussi sont des façons de dire…).  Éventuellement, pour chaque concept, il y aurait des images, de petits vidéos, des enregistrements audio, bien sûr les multiples façons de dire, d’écrire… bref, toutes les formes d’expression en usage.

Un tel répertoire permettrait en outre la traduction automatique de quantité de messages en quantité de langues.  Sans doute une telle entreprise pourrait aussi contribuer à l’apparition de nouvelles formes d’écriture, voire de langage ou de communication !

l’affaire de la collectivité

Ah, il manque encore un petit quelque chose à ce système.  Avec la catégorisation libre (free-tagging ou folksonomy en anglais), la catégorisation des choses est devenue clairement l’affaire de la collectivité.  Il dépendra d’un volontariat tout similaire pour catégoriser, les uns à l’aide des autres, nos éléments de communication.  « Pommier » fera partie de la catégorie « arbre à fruit » ; ils feront tous deux partie de la catégorie « arbre », etc.  De « libres  généralisations », comme nous avons vu avec l’assimilation « avoir » – « acquérir », seraient à ce moment-là opportunes.

De même qu’un élément de communication peut en catégoriser un autre, une catégorie d’éléments de communication peut répondre, être une réponse adéquate à une autre catégorie d’éléments de communication, par exemple, celle des « offres » (disponibilités, talents, etc.) à celle des demandes (besoins, souhaits, conditions).  Ce genre d’informations, fournies par des sémanticiens volontaires, des free-ontologizers, donneraient une base à l’automatisation de moult communications pertinentes.

Parmi les catégories auxquelles il pourrait être utile d’associer de telles notions de dialogue, il y aurait, par exemple : les demandes, les offres, les savoir-faire, les talents, les intérêts, les disponibilités, les coordonnées spatiales, les itinéraires, les rayons d’action, les lieux de rencontre préférés et toutes sortes d’autres sortes d’informations.

transparence, décentralisation, universalité

La réalisation d’un tel web sémantique émergent peut débuter sans même avoir à régler d’abord l’épineuse question de la vie privée si tout est fait dans la transparence.  Beaucoup, déjà, peut être dit au grand jour (sans parler de ce qui le doit) et des options de privauté consensuellement approuvées — encore par émergence, donc — pourraient toujours apparaître par la suite.  Cela dit, si les options de privautés sont bien pensées et implémentées dès le départ, pourquoi ne pas en profiter ?  Le projet Diaspora, en chantier actuellement et promis pour septembre 2010 me paraît prometteur en ce sens.  D’une manière ou d’une autre, l’apparition d’un système de communication universel amènera nécessairement en ce monde une dose appréciable de transparence.

L’information pourrait donc être partout, décentralisée, disséminée sur les différents tableaux de bord ; le répertoire sémantique, lui, émergerait de la moisson de toutes ces informations et de notre libre catégorisation de cette moisson.

Les outils de recherche eux-mêmes pourraient être complètement décentralisés.  Chaque tableau de bord pourrait échanger de l’information avec les tableaux de bords de vos voisins dans un rayon de tant de kilomètres.   Ces outils de recherche pourraient consulter un répertoire sémantique émergent tel que celui décrit ici (parmi d’autres lexiques et ontologies) pour déterminer ce qui est une réponse adéquate à quoi.  Et sur votre tableau de bord apparaitraient aussi bien sûr les résultats, c’est-à-dire les entrées d’autres usagers repérées comme répondant à vos entrées.

Ce répertoire communicationnel émergent — sémantique, d’éléments… ?, je ne sais plus comment l’appeler, mais nous devrons certainement lui trouver un nom — car ce sera peut-être ce que nous aurons un jour de plus universel… après l’univers lui-même !

construire plus fluidement le monde

L’existence d’un outil que nous construirions nous-mêmes, tant que nous sommes, pour ainsi dire brique par brique, qui nous comprendrait et que nous comprendrions, qui placerait vraiment nos bien-êtres et le développement de nos rêves en priorité, un tel outil pourrait bien faire une grande différence dans ce monde.  Du fait que cet outil existerait, existerait aussi une plus grande possibilité de créer et de vivre de façon radicalement émergente et fluide.

Les structures sociales pourraient nous ressembler davantage, être plus claires, plus logiques, plus diversifiées, nous encombrer moins — apparaître par libre association, du simple fait qu’on les souhaite de façon convergente… et disparaître quand on ne les souhaite plus.

Est-ce dire que je prône un individualisme à tout crin ?  Non, car bien que je mette l’individu au-dessus de la culture, je pense que la solidarité doit être encouragée le plus possible.  (D’ailleurs il faudra penser à une procédure pour formuler des souhaits pour ceux qui ne le peuvent pas !)  On a d’autant envie de se donner à la collectivité qu’on a réellement un rôle à y jouer, qu’on peut réellement y avoir de l’influence et y naviguer.  Et comme la vraie solidarité est toujours volontaire, il faut commencer par pouvoir construire le monde suivant nos volontés à tous et pas quelque structure pré-établie.  J’élaborerai dans un autre billet avec d’autres idées, celles-ci concernant ce que pourrait être un système économique de bon aloi.

Tous les problèmes ne se résoudraient pas comme par magie avec un web sémantique populaire.  Mais la magie de la communication serait enfin au service de chaque personne et elle pourrait — je le souhaite — apporter tellement de clarté et de fluidité qu’elle deviendrait l’instrument de prédilection pour participer à la construction du monde.